RDC : le clergé de l’Archidiocèse de Kananga prend ses distances avec la position de la CENCO sur la Constitution
Dix-sept prêtres de l’Archidiocèse de Kananga ont publié, le 30 juin 2026, une mise au point dans laquelle ils se démarquent de la position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) sur une éventuelle révision de la Constitution.
Les signataires estiment que la déclaration des évêques ne constitue « ni un décret, ni un arrêté, encore moins une décision » et ne saurait empêcher le débat sur une modification de la Constitution. Selon eux, elle relève de la liberté d’expression et ne limite ni le libre arbitre des citoyens ni les initiatives prévues par la loi.
« Nous soutenons le changement éventuel de la Constitution de 2006, le cas échéant, s’il suit toute procédure légale », affirment-ils, en rappelant que l’article 218 de la Constitution encadre les mécanismes de sa révision.
Les prêtres défendent également le droit de chaque citoyen à s’exprimer sur les questions politiques, conformément à l’article 23 de la Constitution garantissant la liberté d’expression.
Évoquant les critiques visant l’archevêque métropolitain de Kananga, Mgr Marcel Madila, après sa signature du message de la CENCO, ils estiment qu’un évêque ne peut être publiquement désavoué pour avoir souscrit à une déclaration collégiale de l’épiscopat.
Enfin, les signataires appellent les jeunes de Kananga et l’ensemble de la population au calme, au respect du clergé et à la retenue, dans un contexte marqué par des tensions au sein de certains milieux catholiques.