RDC : Ensemble pour la République saisit les organisations internationales suite au vandalisme de son siège à Kinshasa

Le parti Ensemble pour la République a officiellement saisi des organisations internationales et missions diplomatiques à la suite de l’attaque de son siège de l’inter-fédération de la Tshangu, survenue dans la nuit du 21 au 22 février 2026 à Kinshasa.

Hugues Mpaka

23 Février 2026 - 21:15
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RDC : Ensemble pour la République saisit les organisations internationales suite au vandalisme de son siège à Kinshasa

Dans un mémorandum adressé aux partenaires internationaux, le coordonnateur provincial du parti à Kinshasa, Mike Mukebayi, dénonce une attaque « délibérée et organisée » contre les installations du parti dirigé par Moïse Katumbi, situées dans la commune de Kimbanseke.

Selon Mukebayi, des individus présentés comme appartenant à la « Force du progrès », mouvement proche de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), auraient procédé à la destruction de supports visuels et de matériels d’affichage à l’effigie du président du parti.

Le parti affirme également que cette attaque s’est déroulée à proximité immédiate d’un poste de la Police Nationale Congolaise, sans qu’aucune intervention ne soit enregistrée. Aucun suspect n’aurait été interpellé et aucun procès-verbal d’incident n’aurait été établi, ce que le mémorandum qualifie de manquement grave imputable aux forces de l’ordre présentes sur les lieux.

Sur le plan juridique, Ensemble pour la République estime que ces faits constituent notamment une violation de la loi sur les partis politiques garantissant l’égalité de traitement, ainsi que des dispositions constitutionnelles relatives à la liberté d’expression et de manifestation. Le parti évoque également une atteinte au principe du pluralisme politique.

Le document replace cet incident dans un contexte plus large de violences politiques présumées à Kinshasa. Il cite notamment l’interruption violente d’une réunion de l’ADD-Congo dirigée par Prince Epenge à Lingwala, ayant fait plusieurs blessés et un disparu. Il mentionne aussi des attaques répétées contre les activités de la coalition Lamuka, notamment celles liées à Martin Fayulu, restées sans suites judiciaires probantes à ce jour.

Tout en rappelant que la RDC est signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le parti souligne que la protection des formations d’opposition relève des obligations de l’État en matière de respect du pluralisme démocratique.

Ensemble pour la République précise qu’il ne s’agit pas d’une demande d’assistance, mais d’un « acte d’interpellation formelle » visant à amener les partenaires internationaux à soulever, dans le cadre de leurs relations bilatérales avec Kinshasa, la question de la sécurité des partis d’opposition et de l’impunité des auteurs de violences politiques.

Le parti attend une réponse écrite dans un délai de quinze jours. À défaut, il se réserve le droit de rendre publique toute absence de réaction et d’en saisir les instances régionales et internationales compétentes, notamment la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples.

Hugues Mpaka Journaliste, rédacteur et reporter au sein de la rédaction de la UNE.CD ; Community Manager, passionné des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) ; licencié en Sciences de l'Information, département de multimédia de l'Institut Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication (IFASIC), actuelle Université des Sciences de l’Information et de la Communication