Kidnapping à Kinshasa : le gouvernement envisage l’interdiction de vente des cartes SIM préenregistrées
Le gouvernement envisage plusieurs mesures pour lutter contre le banditisme et la criminalité à Kinshasa. Lors du Conseil des ministres du vendredi 20 mars 2026, le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur a rapporté les décisions prises lors de la grande réunion de sécurité tenue le samedi 14 mars 2026.
Parmi les décisions prises figure notamment l’intensification des interpellations par le groupe de lutte contre la criminalité et les stupéfiants du commissariat provincial de la Police nationale congolaise, ciblant particulièrement les auteurs de « simulations de kidnapping ». Le gouvernement a également décidé de poursuivre l’opération Ndobo avec l’organisation de patrouilles mixtes entre la PNC (Police nationale congolaise) et les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo), de jour comme de nuit, afin d’éradiquer les phénomènes criminels qui inquiètent la population.
Par ailleurs, une réunion interinstitutionnelle sera convoquée dans les prochains jours pour examiner en profondeur la problématique des braquages et des visites domiciliaires attribuées à des hommes en uniforme. Les autorités entendent ainsi renforcer le contrôle et restaurer la confiance de la population face à ces actes qui alimentent un climat de peur dans plusieurs quartiers de la capitale.
Le gouvernement a également annoncé la tenue imminente d’une réunion inter-services avec la participation du ministère des Postes et Télécommunications, de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) ainsi que des opérateurs de téléphonie mobile. L’objectif est d’examiner des mesures de contrôle plus strictes, notamment l’interdiction de la vente des cartes SIM préenregistrées et la réidentification des abonnés.
À Kinshasa, le kidnapping et le vol à main armée semblent avoir atteint un niveau inquiétant. Si le gouvernement estime que ces enlèvements suivis de demandes de rançon relèvent davantage de rumeurs, une grande partie de la population, notamment sur les réseaux sociaux, ne partage pas cet avis.