Claudel Lubaya : « aucune disposition de la Constitution ne prévoit qu’une prétendue volonté populaire puisse justifier une violation de sa lettre »
L’opposant Claudel Lubaya s’oppose à toute idée de modification ou de contournement de la Constitution susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi.
Pour le député national honoraire, « aucune disposition de la Constitution ne prévoit qu’une prétendue volonté populaire puisse justifier une violation de sa lettre et de son esprit ». Selon lui, la loi fondamentale congolaise définit clairement les mécanismes de sa révision, sans pour autant autoriser sa transgression.
L’ancien gouverneur estime qu’invoquer une supposée volonté du peuple pour justifier une démarche contraire à la Constitution relève d’« une intention frauduleuse » et d’une « duperie ». Claudel Lubaya rappelle également que la Constitution encadre strictement les modalités de sa révision à travers son article 218 et impose, en son article 64, le devoir à chaque citoyen de défendre l’ordre constitutionnel contre toute prise ou exercice du pouvoir en violation des dispositions constitutionnelles.
Claudel Lubaya souligne en outre que toute violation intentionnelle de la Constitution par les autorités publiques peut être qualifiée de haute trahison, conformément aux articles 164 et 165 de la loi fondamentale.