Guerre dans l’Est : « nous avons besoin d'une cohésion nationale pour faire face à l'agression du Rwanda et d'autres pays », Fayulu
Martin Fayulu et plusieurs autres opposants congolais ont pris part à une réunion avec le secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, mardi 17 septembre à Kinshasa.
Le président de l’ECiDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) a, dans sa prise de parole, plaidé pour le soutien des Nations unies à son initiative de dialogue national pour la réconciliation des congolais.
« J’ai dit à monsieur Lacroix : ‘Nous voulons un processus de Kinshasa (…), pour que les filles et fils de ce pays se mettent ensemble, comprennent les causes profondes de leurs problèmes, qu’ils se disent la vérité et qu’ils se réconcilient en vue de la cohésion nationale, pour affronter les ennemis extérieurs là où il y en a », a-t-il déclaré sur les antennes de la Radio Okapi.
Pour l’opposant et candidat malheureux à l’élection présidentielle du 20 décembre dernier, le dialogue entre congolais est la voie prioritaire pour trouver la solution aux problèmes que connaît la RDC, dont l’insécurité qui dure depuis plusieurs décennies dans sa partie Est.
« Nous, Congolais, avons besoin d'une cohésion nationale pour faire face à l'agression du Rwanda et d'autres pays. Priorisons le processus de Kinshasa pour rassembler toutes les parties prenantes autour de nos leaders spirituels (CENCO & ECC). L'unité est notre seule force face à ces défis », a-t-il écrit sur X.
Emmanuel Ramazani Shadari du FCC (Front commun pour le Congo) et Didier Mumengi, représentant de Dénis Mukwege, ont également pris part à cette rencontre avec Jean-Pierre Lacroix.