Fin de mission pour le Comité de normalisation de la FECOFA : une transition inachevée

Le mercredi 15 avril, le Comité de normalisation de la Fédération congolaise de football association a bouclé officiellement sa mission à la tête de l’instance.

Plamedi MASAMBA

16 Avril 2026 - 18:03
16 Avril 2026 - 18:05
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Fin de mission pour le Comité de normalisation de la FECOFA : une transition inachevée

Nommé le 24 avril 2023 par la FIFA pour rétablir la stabilité administrative et encadrer le processus électoral, le CONOR devait initialement achever son mandat fin 2025. Une décision prise en juillet 2025 avait toutefois prolongé cette échéance jusqu’au 15 avril 2026, sans nouvelle extension.

À partir de cette date, la continuité des affaires courantes est assurée par la secrétaire générale Lily Tshimpumpu, en attendant l’élection du futur comité exécutif prévue le 20 mai.

Trois ans après sa mise en place par la FIFA, le Comité de normalisation (CONOR) de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) a tiré sa révérence ce mercredi 15 avril 2026. Une sortie sans éclat, à l’image d’un mandat qui laisse plus de questions que de certitudes.

Conçu comme un instrument de redressement, le CONOR avait une mission claire : stabiliser la gestion du football congolais et organiser des élections crédibles, transparentes et inclusives. Trois ans plus tard, le constat est implacable : la promesse n’a pas été tenue.

Sous la direction successive de Dieudonné Sambi puis de Belinda Luntadila, l’organe transitoire n’a jamais réussi à franchir l’étape décisive du processus électoral. Blocages internes, manque de consensus, pesanteurs politiques ou déficit de leadership : les raisons peuvent être multiples, mais le résultat reste le même, une transition inachevée.

Aujourd’hui, la FECOFA se retrouve une fois de plus face à elle-même. La gestion est provisoirement confiée à la secrétaire générale, Lily Tshimpumpu, en attendant les élections annoncées pour le 20 mai. Une échéance qui ressemble davantage à une dernière chance qu’à une simple formalité.

Car au-delà des textes et des calendriers, c’est la crédibilité même de la gouvernance du football congolais qui est en jeu. Sortir de la normalisation ne suffira pas. Encore faudra-t-il éviter de retomber dans les travers qui ont justifié son instauration.

Le départ du CONOR ne marque pas forcément la fin de la crise. Il pourrait, au contraire, en révéler toute la profondeur.

Plamedi MASAMBA Diplômé d'une école de journalisme de renom, informer est plus qu'un travail, c'est une passion. Consultez mes articles sur la culture, les sports et les TIC sur Une.cd.