ESURSI : Denis Mukwege dénonce les nominations de l’AFC/M23 et la suspension des activités académiques dans les zones occupées
Le prix Nobel de la paix Denis Mukwege ne digère pas les nominations de nouvelles autorités académiques dans les établissements d’enseignement supérieur et universitaire situés dans les zones sous occupation de l’AFC/M23, ainsi que la décision du gouvernement de suspendre les activités académiques dans plusieurs institutions publiques de Goma et de Bukavu.
Dans une déclaration faite ce mercredi 26 août 2026, le Prix Nobel de la paix congolais dénonce « avec la plus grande fermeté » ces deux décisions, qu’il considère comme une nouvelle atteinte au droit à l’éducation des populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Selon le candidat malheureux à l’élection présidentielle de décembre 2023, après la fermeture des aéroports et des banques, les restrictions sur l’aide humanitaire et les mouvements de la population, la suspension des activités universitaires « vient resserrer l’étau sur 12 millions de nos compatriotes du Nord et du Sud-Kivu abandonnés à leur triste sort ».
Le médecin congolais estime que cette mesure compromet davantage l’avenir de la jeunesse congolaise, déjà confrontée au chômage, au détournement des fonds destinés à son épanouissement, au recrutement forcé dans des groupes armés et aux violences qui frappent quotidiennement les deux provinces.
« Briser aujourd’hui leur espoir de rêver, d’apprendre, de se former pour réaliser leurs aspirations et servir notre société est une ligne rouge inacceptable », a-t-il déclaré.
Denis Mukwege affirme également que la concomitance entre les nominations opérées par l’AFC/M23 et la suspension décidée par Kinshasa soulève des « interrogations légitimes ». Il évoque l’hypothèse d’une possible coordination entre le régime de Kinshasa et celui de Kigali, avec ses alliés de l’AFC/M23 et de Twirwaneho, dans le cadre d’un plan visant, selon lui, à « se départager la République démocratique du Congo ».