Changement de la Constitution : la « Force du Progrès » somme la CENCO de « respecter la légitimité » du chef de l'État
Ce vendredi 26 juin, des jeunes se présentant comme membres de la Force du Progrès, mouvement affilié au parti au pouvoir, l'UDPS, ont pris d'assaut le Centre interdiocésain de Kinshasa, siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), pour dénoncer la position des évêques sur le projet de changement de la Constitution.
Pendant près de deux heures, les manifestants ont scandé des slogans hostiles à l'égard des responsables de l'Église catholique, notamment du président de la CENCO, Mgr Fulgence Muteba, et du secrétaire général, l'abbé Donatien Nshole. Des pneus ont également été brûlés devant le Centre interdiocésain, perturbant temporairement l'accès au bâtiment. Aucun dégât matériel n'a toutefois été signalé.
Au cours de cette manifestation, les protestataires ont remis un mémo dans lequel ils appellent la CENCO à « respecter la légitimité » du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et à soutenir le projet de changement de la Constitution.
« Respectez sa légitimité. Respectez-nous, vrais fils et filles congolais. Il est temps du changement. Nous disons oui au changement de la Constitution. On ne vous demande pas, mais on vous informe de notre vision, et c'est la vision de notre chef de l'État », peut-on lire dans ce document.
Le mémo reproche également aux responsables de la CENCO leur attitude à l'égard du chef de l'État et leur demande d'« apprendre à respecter » les institutions de la République.
Les manifestants ont quitté les lieux après l'intervention de la Police nationale congolaise (PNC), qui a dispersé le rassemblement sans faire état d'interpellations, précise la CENCO dans sa communication.