Rebo Tchulo : « Je n’ai de relations avec aucune autorité, et encore moins avec un membre du gouvernement »
Les plaidoiries dans le procès de l’artiste congolaise Deborah Tshimpaka, connue sous le nom de Rebo Tchulo, devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema, ont pris fin le 10 août 2026.
Dans son dernier mot, la chanteuse a réfuté les accusations qui pèsent sur elle, notamment celle faisant état d’une prétendue relation avec un membre du gouvernement qui aurait donné des instructions aux militaires pour torturer la victime, Platini Sadisa Kasai.
« Je n’ai de relations avec aucune autorité, et encore moins avec un membre du gouvernement (...) Les militaires qui sont ici derrière moi, je ne connais personne parmi eux. Je n’ai de relations avec aucun d’entre eux et je ne leur avais jamais fait appel », a-t-elle déclaré devant le tribunal.
L’artiste dit également ne pas comprendre pourquoi seul son nom est cité depuis le début du procès. « Est-ce parce que je suis Rebo, artiste musicienne ? », s’est-elle interrogée.
L’ancienne proche de Ferre Gola a, par ailleurs, demandé à la justice congolaise de faire son travail afin que « chacun réponde de ses actes ».
« Je suis innocente », a-t-elle martelé.
Rebo Tchulo est poursuivie pour avoir invité des militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
La partie civile réclame à l’artiste le paiement de 250 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts, tandis que le parquet militaire requiert 14 mois de servitude pénale principale contre elle.
Le verdict est attendu le 20 août prochain.