Sit-in de l’opposition : des mouvements citoyens appellent la communauté internationale à condamner les attaques contre les opposants

La Dynamique des mouvements citoyens (DMC) a appelé la communauté internationale à condamner les violences survenues lors du sit-in organisé par la coalition de l’opposition C64, le vendredi 12 juin à Kinshasa.

Jean-Pierre Dibelayi

14 Juin 2026 - 11:12
14 Juin 2026 - 11:14
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Sit-in de l’opposition : des mouvements citoyens appellent la communauté internationale à condamner les attaques contre les opposants

Dans une déclaration rendue publique ce week-end, cette plateforme regroupant plusieurs organisations citoyennes dénonce une répression qu’elle qualifie de « sanglante » et réclame l’ouverture d’une enquête indépendante.

Selon cette structure, qui rassemble notamment la LUCHA, Filimbi, Biso Peuple et plusieurs autres mouvements citoyens, les manifestants ainsi que des leaders de l’opposition, dont Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sessanga et Ados Ndombasi, auraient été pris pour cible par la Police nationale congolaise (PNC), avec l’appui de membres de la « Force du Progrès », une structure proche de l’UDPS. La DMC affirme que plusieurs participants ont été blessés et que plus d’une cinquantaine de personnes ont été arrêtées.

Les mouvements citoyens dénoncent également l’interpellation de plusieurs de leurs membres, parmi lesquels Best Mulamba, du mouvement Jeunes Lucides, et Gauthier Kasongo, du mouvement Biso Peuple. Selon eux, les deux activistes ont été arrêtés lors des événements avant d’être transférés dans les locaux de la Direction des renseignements généraux de la PNC.

Dans son communiqué, la DMC fustige ce qu’elle considère comme un « deux poids, deux mesures » dans la gestion des manifestations publiques. Elle rappelle qu’il y a quelques semaines, des partisans favorables à une révision de la Constitution avaient manifesté devant l’Assemblée nationale sans intervention des forces de l’ordre.

Face à cette situation, la plateforme exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs des violences dénoncées ainsi que les responsables des arrestations qu’elle juge arbitraires. Elle prévient également qu’elle se réserve le droit d’organiser un sit-in devant les installations de la Direction des renseignements généraux de la PNC si les activistes arrêtés ne sont pas libérés « immédiatement et sans condition ».

Par ailleurs, la Dynamique des mouvements citoyens lance un appel à l’Union africaine, à l’Union européenne, aux pays partenaires de la RDC ainsi qu’aux organisations internationales de défense des droits humains afin qu’ils condamnent les violences dénoncées et suivent de près l’évolution de la situation.

La plateforme invite enfin la population congolaise à rester mobilisée pour, selon ses termes, « faire échec à toute tentative d’exercice du pouvoir en violation flagrante de la Constitution ».

Jean-Pierre Dibelayi Étudiant en communication appliquée à l'Université des sciences de l'information et de la communication (Unisic) ex ifasic