Réforme constitutionnelle : l’ECC exige un cadre inclusif avant toute modification de la Constitution
L’Église du Christ au Congo (ECC) a réaffirmé, dimanche 7 juin, la nécessité de mettre en place un cadre national inclusif et apaisé avant toute initiative visant à réformer la Constitution.
Dans sa déclaration, l’ECC estime que toute modification de la Loi fondamentale doit se conformer strictement aux dispositions constitutionnelles, notamment celles prévues aux articles 5, 218, 219 et 220. Ce dernier article demeure particulièrement sensible, dans la mesure où il verrouille certaines matières jugées intangibles, telles que la forme de l’État, le nombre et la durée des mandats du président de la République, ainsi que l’intégrité du territoire national.
L’Église protestante insiste également sur la méthode à privilégier. Selon elle, tout débat relatif à une éventuelle réforme constitutionnelle doit se dérouler dans un esprit de consensus, de dialogue et de cohésion nationale, afin d’éviter toute polarisation dans un contexte marqué par les défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays, ainsi que par des tensions politiques et sociales.
L’ECC met ainsi en garde contre toute démarche susceptible d’accentuer les divisions au sein de la société congolaise.
En tant que force morale et spirituelle influente, l’Église du Christ au Congo joue régulièrement un rôle d’interpellation et de médiation dans les grands débats nationaux.
Cette prise de position intervient à l’issue des consultations menées récemment par l’ECC auprès de la majorité au pouvoir et de l’opposition sur la question du changement de la Constitution, un sujet qui fait couler beaucoup d'ancre et de salive en République démocratique du Congo.