RDC : Micheline Ombae remet à Samuel Mbemba le 2ᵉ rapport national sur la mise en œuvre du Protocole de Maputo pour endossement à l’Union africaine
Ce jeudi 19 mars 2026 à Kinshasa, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a remis officiellement à son collègue des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, la partie B du deuxième rapport étatique sur la mise en œuvre du Protocole de Maputo en République démocratique du Congo. Objectif : son endossement préalable à la transmission à l’Union africaine via la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.
Lors de la cérémonie, Micheline Ombae a souligné que ce rapport, élaboré depuis 2023, est le fruit d’un processus inclusif impliquant toutes les provinces et parties prenantes.
« Le processus de l'élaboration de ce deuxième rapport cumulé remonte à 2023 et prend en compte plusieurs années durant lesquelles plusieurs réalisations ont été accomplies sur le plan législatif, politique et sécuritaire,..., prenant en compte l'ensemble du territoire national afin d’assurer l’implication de toutes les provinces. Je vous soumets (ndlr : Samuel Mbemba) ce jour ce rapport en vue de sa transmission aux instances de l’Union africaine, où nous serons appelés à le défendre au nom de la RDC », a déclaré la ministre.
Samuel Mbemba a salué un outil qui traduit les avancées du pays pour la promotion des droits des femmes et a précisé : « Je vais joindre ce rapport à celui relatif à la mise en œuvre de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples pour sa transmission à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. »
iPas, un partenaire engagé
Partenaire du gouvernement depuis la publication du protocole en 2018, Ipas a contribué à faire du Protocole de Maputo un outil concret au service des femmes et des filles.
« En tant que partenaire du gouvernement et défenseur des droits humains et des femmes en particulier, nous avons travaillé avec plusieurs institutions pour que ce protocole ne soit pas une loi de plus laissée dans les tiroirs, mais qu’il soit effectivement mis en œuvre au bénéfice des femmes et des filles de la RDC. Ce rapport reflète le parcours, les défis et les perspectives », a déclaré le représentant pays de Ipas, Dr Jean-Claude Mulunda.
Et d'ajouter : « Les prochaines étapes consistent à identifier les éléments non encore implémentés et à élaborer une nouvelle feuille de route avec les institutions concernées. Nous continuerons à appuyer le gouvernement, tant dans la mise en œuvre que dans la redevabilité ».
Un outil stratégique pour mesurer progrès et défis
La RDC a adhéré sans réserve et ratifié le Protocole de Maputo le 9 juin 2008, et le 14 mars 2018, celui-ci a été publié au Journal Officiel, engageant le pays à promouvoir, protéger et garantir les droits des femmes tout en assurant le suivi et le compte rendu de sa mise en œuvre.
Ce deuxième rapport couvre la période 2018-2025. Structuré en sept parties, il détaille notamment :
Le présent rapport couvre la période 2018-2025 et détaille :
- le processus de préparation inclusif ;
- la mise en œuvre des recommandations du rapport précédent ;
- la dissémination des recommandations ;
- les difficultés rencontrées et les mesures correctives ;
- les progrès réalisés ;
- les projets futurs ;
- les mesures prises dans le cadre des missions de promotion des mécanismes spéciaux.
Il s’inscrit dans la continuité du premier rapport (2005-2017), salué en 2020 par la Commission africaine pour sa qualité.
Des retombées concrètes pour les femmes
Au-delà de la conformité, ce rapport est un véritable outil de pilotage pour les politiques publiques. Il permettra de renforcer la redevabilité, d’orienter les décisions et d’accélérer les actions pour l’égalité des sexes.
Sa transmission à l’Union africaine ouvre la voie à des avancées concrètes : meilleure protection des droits des femmes, renforcement de leur autonomisation et consolidation des efforts en matière d’égalité sur l’ensemble du territoire national.