Justice : 270 détenus ont bénéficié d’une libération conditionnelle depuis la nomination de Guillaume Ngefa Atondoko
Depuis sa prise de fonctions, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko, a engagé une réforme profonde du secteur judiciaire, fondée sur la proximité, la fermeté et les résultats. Il l’a déclaré lors d’un briefing presse animé par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le jeudi 8 janvier 2026.
270 libérations conditionnelles encadrées par la loi
Sur le plan carcéral, Guillaume Ngefa Atondoko a révélé que 270 détenus ont bénéficié d’une libération conditionnelle, sur un total de 800 dossiers examinés depuis sa nomination. Le Ministre d'Etat précise que ces mesures ont été prises dans le strict respect de la loi, afin de mettre fin aux pratiques frauduleuses observées par le passé.
« Il était important de remettre de l’ordre, car certaines personnes finançaient des opérations pour faire libérer des détenus qui ne remplissaient pas les conditions légales », a-t-il expliqué.
Zéro tolérance face à l’impunité et aux crimes graves
Dans un contexte marqué par l’agression dans l’Est du pays, le ministre de la Justice a salué la promulgation d’une ordonnance présidentielle déclarant nuls et de nul effet tous les actes administratifs, juridiques et judiciaires émanant du M23, qualifiant cette mesure de protection de la souveraineté juridique de la RDC.
« Il n’y aura aucune reconnaissance juridique des actes posés par une rébellion armée », a-t-il martelé.
Guillaume Ngefa a également fait état de plusieurs injonctions emblématiques adressées aux juridictions civiles et militaires, ayant permis de poursuivre des personnes autrefois considérées comme « intouchables », affirmant que nul n’est au-dessus de la loi, quel que soit son rang.
Corruption, spoliation et discipline judiciaire
Dans la lutte contre la corruption et la spoliation foncière, le ministère de la Justice dit avoir reçu plus de 400 dénonciations, dont près de 30 % liées aux biens fonciers et immobiliers de l’État. Treize injonctions ont été adressées au procureur général près la Cour de cassation sur des dossiers sensibles, notamment en matière de fraude et de spoliation immobilière.
Sur le plan disciplinaire, 324 dossiers ont été ouverts à charge des magistrats, ayant conduit à des sanctions disciplinaires, des poursuites pénales et même des révocations.
« Il y a une rupture nette avec la culture de l’impunité », a souligné le ministre.
Vers une réforme structurelle du système judiciaire
Guillaume Ngefa Atondoko a annoncé plusieurs perspectives pour l’année 2026, parmi lesquelles l’adoption d’une nouvelle politique nationale de réforme de la justice, le déploiement progressif de 2 500 magistrats, ainsi que la création prochaine d’un tribunal pénal économique et financier.