Procès « Christian Malanga » : Les avocats de la propriétaire du restaurant « Chez Momo » demandent l'acquittement de leur cliente et son personnel
En marge de la poursuite de l'audience publique de l'affaire de « Christian Malanga » au tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe, ce vendredi 30 août à la prison militaire de Ndolo, le ministère public a confirmé son réquisitoire de peine de mort contre les auteurs de la tentative du coup d'État du 19 mai à Kinshasa. Un châtiment balayé d'un revers de la main par les avocats de la propriétaire du restaurant « Chez Momo », exigeant plutôt l'acquittement pur et simple de leur cliente et ses agents.
En effet, pour le Conseil, le tribunal ne peut pas condamner le personnel de l'auberge " Au 19 Chez Momo", car c'est un établissement commercial qui reçoit sans distinction tout client sans chercher à connaître ses projets.
« Il avait une autre identité dans sa carte d'électeur. C'est plus tard qu'ils ont découvert par après que c'est le même Christian Malanga qui s’était présenté à l'auberge 19 Chez Momo sous le nom de David Mwasamba. Ayant accepté de payer les services que nous pouvions lui offrir, il a été traité comme tout client. Cela ne fait pas de nous son complice tant qu’on n’est pas informé de ses mauvais projets...», a-t-il dit. Puis d'ajouter qu'à ce jour le restaurant est fermé, la parcelle occupée par des éléments de la Garde Républicaine, des agents violemment arrêtés et maltraités, d'autres portés disparus, notamment la femme de ménage, maman Odette Lombi Sumbu.
Invités également à la barre Maguy Mata et son époux, propriétaires de l’auberge, poursuivis pour association de malfaiteurs et financement du terrorisme, ont nié toutes les accusations, expliquant qu'ils ne savaient pas que Christian Malanga utilisait un faux nom. Le mari a reconnu avoir échangé une fois par WhatsApp avec Christian Malanga, qui se plaignait des problèmes d’électricité dans l’auberge. « Il exigeait que le restaurant achète un groupe électrogène pour palier les coupures et j'avais dit non. J'avais menacé de lui restituer son argent s'il continuait cette exigence », a-t-il rapporté.
En somme, l'époux de la propriétaire du restaurant a précisé qu’il n’avait jamais apporté un quelconque appui matériel à Mr Malanga.
Situé à Binza/UPN, dans la Commune de Ngaliema, l'hôtel chez Momo Auberge 19 est réputé dans cette entité pour la qualité de ses services.
Commencé le 7 juin, la prochaine audience est prévue le lundi 2 septembre.
Rappelons que le ministère public avait requis, le lundi 27 août, la peine capitale contre 50 de 51 prévenus, auteurs du coup d’Etat étouffé du 19 mai dernier. Il avait demandé au tribunal de les condamner pour sept infractions : Attentat, terrorisme, détention illégale et munitions de guerre, meurtre, association des malfaiteurs, financement du terrorisme.